Il n’a fallu que sept ans pour Mohammad Mostafa

Mohammad Mostafa est né prématurément en 2017, avec un poids de seulement 1,8 kilogramme. Dès ses premiers jours, la coloration bleutée de ses lèvres et ses difficultés respiratoires révélaient que son état était préoccupant.

Après avoir entendu ces mots décourageants — « Il n’y a rien à faire » — sa famille a refusé d’abandonner. Elle l’a conduit au Centre Médical Pédiatrique, où les médecins ont diagnostiqué de graves malformations cardiaques congénitales, la présence d’un vaisseau sanguin supplémentaire, une communication interventriculaire (trou au cœur) ainsi qu’une atteinte pulmonaire sévère.

Grâce aux travailleurs sociaux de l’hôpital, un dossier a été constitué pour lui auprès de l’Institut caritatif Zanjireh Omid. À l’âge de deux ans, avec le soutien de l’Institut, il a subi une chirurgie à cœur ouvert.

Après l’intervention, les médecins ont également diagnostiqué une paralysie cérébrale (PC). Il ne pouvait ni s’asseoir seul, ni tenir sa tête, ni marcher.

Dès son plus jeune âge, il a commencé un programme régulier de rééducation comprenant kinésithérapie, ergothérapie et rééducation cognitive. Sa famille s’est engagée sans relâche dans ce parcours de soins.

Vers l’âge de trois ans, Mohammad Mostafa a réussi à se tenir debout pendant environ 15 secondes pour la première fois — un moment que sa mère décrit comme un véritable miracle.

Cependant, le traitement ne s’est pas arrêté là. Les séances de rééducation ont continué régulièrement pendant plusieurs années.

Aujourd’hui, après sept années d’efforts constants et grâce au soutien continu de Zanjireh Omid, Mohammad Mostafa marche, court, joue, mange de manière autonome et parle presque distinctement.

Son histoire est une histoire d’espoir — un espoir rendu possible par la patience, la persévérance et l’accès à des soins spécialisés.